Ancien cancre. Élève peu soigneux et dissipé, vite écarté du système scolaire puis de la société c’est la rue qui se chargea ensuite de mon éducation. J’y ai conçu un univers esthétique particulier, où le laid côtoie le sublime, où les codes habituels n’ont pas cours. On y comprend que le monde a un endroit mais aussi un envers, et ce dernier nous révèle autant des autres que de nous même. Des années plus tard, j’ai trouvé ce jardin, une terre où je cultive cette part étrange de moi, faite de toutes ces trouvailles, perles de beauté gisant sur l’ordure.

J'avais treize ans quand Marcel Boucher, peintre montmartrois, dit "Le Petit Marcel", se prit de sympathie pour moi et m’enseigna les rudiments de la peinture à l’huile.

Je m'essayais au tachisme pendant les cours de dessin au collège, mais je n'obtins pas le succès escompté, surtout auprès du "Maître" et j'abandonnais l'idée de devenir peintre...

Après bien des années passées à m'essayer à divers métiers, la peinture est venue me tirer la manche.  D’un naturel peu expansif, j'y ai trouvé une façon de dire le monde au-delà des mots, par le jeux des formes, des couleurs, des textures et des contrastes. Lorsque je peins et que j'observe mon travail, je reste parfois happé dans une transe hypnotique, dans un espace hors du temps où règne une porosité entre l'imaginaire et le réel. Et c'est là que j'ambitionne d'emmener celles et ceux qui regardent mes toiles.

- Articles de presse (extraits)

  « Loin des modes et aux antipodes des conventions, même son appellation étrille les règles établies. "Avec mon nom d’artiste, Fiasco, j’ai voulu sortir un mot de l’opprobre." Démarche logique pour un autodidacte surdoué qui, peu à peu, trace son sillon dans celui des plus grands. »

 « Un artiste en perpétuelle mutation à l’affût de ses émotions pour matérialiser ses impressions par sa peinture qui tend vers l’expressionnisme. Ses œuvres vous emmènent aux confins d’une époque à la fois fascinante et déroutante. »

« ... ses toiles qui méritent d’être exposées au plus grand nombre. »

« Le peintre expressionniste balmanais Fiasco pose ses toiles à l’espace culturel de l’hôpital Rangueil du 2 au 27 septembre. Souvent extravagante, sa peinture "postmoderne abstraite" est toujours passionnante. "Quand l’art est libre, les formes, les couleurs, les textures et les contrastes impriment un regard enfin affranchi des contraintes du réel", explique-t-il. »